
Elements de methodologies
Jeux de formes, de volumes, animations des surfaces...
Notions et techniques de base

"Il se peut maintenant que ce chemin soit d'eau et de feu, et le rêve, un rêve de création par le moyen de l'argile". Daniel de Montmollin

Les techniques de façonnage - Les étapes de la création - Les cuissons
L'argile peut être façonnée de différentes manières. Chaque technique possède ses spécificités et permet de réaliser des formes variées.

Les techniques de façonnage :
Le modelage
Technique ancestrale bien antérieure à l'invention du tour, le modelage consiste à façonner l'argile par le seul travail de la main et de l'outil.
Le modelage dans la masse
Selon le projet, plusieurs approches sont possibles :
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Le modelage par ajout de matière : on construit progressivement le volume en ajoutant de l'argile.
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Le modelage par retrait de matière : la forme est dégagée à partir d'un bloc d'argile en retirant progressivement de la matière pour sculpter le volume
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Le modelage mixte : cette approche alterne ajout et retrait de matière afin de construire progressivement le volume et affiner les formes.
Pour les pièces volumineuses, l'intérieur est ensuite évidé afin d'obtenir une épaisseur régulière. Cette étape est indispensable pour permettre un séchage homogène et limiter les risques de fissures ou d'éclatement lors de la cuisson.
Le modelage dans la masse est particulièrement apprécié en sculpture, car il offre une grande liberté de création et permet de travailler les volumes avec précision.
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Le pincé ou pinch pot (technique de la boule creusée)
Le pincé est une technique de modelage simple et intuitive qui permet de créer une forme creuse à partir d'une simple boule d'argile. Le pouce est enfoncé au centre, puis la terre est progressivement pressée entre les doigts tout en faisant tourner la pièce. Les parois s'amincissent peu à peu jusqu'à obtenir la forme souhaitée.
Le pincé permet de réaliser des bols, des coupelles, des tasses ou de petits contenants aux formes organiques. Chaque pièce est unique et conserve souvent l'empreinte des doigts, témoignant du geste du céramiste.
Simple à apprendre, cette technique développe la sensibilité au toucher, la maîtrise de l'épaisseur des parois et la compréhension du comportement de l'argile. Elle constitue souvent une première approche idéale du travail de la terre, aussi bien pour les enfants que pour les adultes.
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Le modelage aux colombins
Technique ancestrale utilisée depuis la préhistoire.
Elle permet de créer une infinie variété de réalisations aux formes libres.
L'art de travailler le colombin consiste à façonner, assembler, lisser des boudins superposés, "colombin par colombin".

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Le modelage à la plaque
Formes à angles vifs et à facettes ou plus fluides selon la consistance de l’argile lors du montage.
Cette technique consiste à étaler et aplatir la terre glaise entre deux lattes de bois avec un rouleau à pâtisserie et ensuite à l'assembler.

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Le modelage à la croûte
Reproduction en argile d'une forme simple en appliquant une plaque de terre sur un moule en général en plâtre de forme concave ou convexe.
L' estampage ou pressage
L'estampage consiste à pousser la terre humide par petites boulettes contre les parois du moule à l'aide des doigts.
Ces techniques permettent également de produire des décors en relief.

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Les techniques de façonnage :
Le tournage
Le travail au tour consiste à centrer parfaitement une balle de terre posée sur la girelle du tour et à la monter en cylindre.
Le tournage
Centrer la terre, monter la quille, redescendre la terre, creuser, écarter, monter les parois en cylindre, mettre en forme... , autant de gestes à intégrer au fur et à mesure de l'apprentissage
Le tournage demande à s'exercer le plus possible et un apprentissage dans la durée. Au début, vous ne réaliserez que de petites pièces, 10 cm de haut, puis avec de la persévérance, vous verrez vos progrès s'accomplir.
L'objet sera tournassé, en deuxième temps, dès la consistance cuir obtenue.

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Les étapes de la création :
L'argile est une matière qui se travaille en plusieurs temps!
Que ce soit au tournage ou avec d'autres techniques, l'argile est une matière qui se travaille en plusieurs étapes. Du modelage à la cuisson, la terre a des qualités et propriétés spécifiques auxquels il faut se conformer. En respectant les étapes de la création, vous vous éviterez bien des déceptions.
La consistance du cuir :
Après la première mise en forme de l'argile souple, on laisse sécher la pièce pour qu'elle atteigne la consistance dite "cuir".
Pour illustrer cette consistance, imaginez une plaque d'argile que vous venez de façonner pour réaliser un vase cylindrique. La terre étant encore molle, si vous voulez la faire tenir debout, elle s'effondrera. Après un temps de séchage, elle devient alors assez ferme pour résister aux pressions mais encore assez molle pour être travaillée. Vous pourrez monter votre vase.

Cette consistance cuir donne à l'argile des propriétés plastiques qui permet :
d'évider, de tailler une pièce, d'assembler les plaques, de les travailler, de coller, fixer des ajouts (anse, décors...), de poser une couche d'engobe (argile colorée), de tournasser une poterie tournée ...
Les pièces réalisées sont ensuite complètement séchées à l'air libre à l'atelier. Le séchage occasionne des retraits importants, la terre diminue de volume en se rétractant. Le séchage doit se faire lentement.
les cuissons :
Deux cuissons sont réalisées.
Une pièce en céramique nécessite généralement deux cuissons : la cuisson biscuit/dégourdi et la cuisson émail.
Les températures de cuisson sont déterminées en fonction de la nature de la terre (faïence, grès, porcelaine...), des émaux utilisés et du résultat recherché. Un enfournement réfléchi est indispensable pour obtenir une cuisson de qualité et éviter les risques de casse ou de déformation.
la première cuisson
Avant toute cuisson, la pièce doit sécher complètement à l'air libre, une étape qui peut prendre plusieurs semaines selon sa taille, son épaisseur et les conditions ambiantes.
La première cuisson, appelée cuisson biscuit ou dégourdi selon le type de terre, est généralement réalisée autour de 980 °C. Elle transforme la terre crue en une céramique solide tout en conservant une certaine porosité. permettant à l'émail d'adhérer correctement.

La cuisson émail
Après la première cuisson, la pièce peut être recouverte d'un émail, aussi appelé glaçure ou couverte. L'émail est composé de minéraux qui, sous l'effet de la chaleur, fondent pour former une fine couche de verre à la surface de la céramique.
La température de cette seconde cuisson varie selon la terre, l'émail utilisé et l'effet recherché. Chaque cuisson est donc adaptée afin de respecter les caractéristiques techniques des matériaux.
La cuisson émail :
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donne à la céramique son aspect vitrifié ;
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rend la pièce étanche (lorsque la terre et l'émail sont compatibles) ;
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révèle toute la richesse et l'intensité des couleurs de l'émail.
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apporte solidité et durabilité à la céramique.


Cuisson "émail" en four électrique à 1250°. Cuisson dite "à grès"

Cuisson "émail" en four à gaz selon une technique particulière. Cuisson à 1000° dite "Raku".


































